Comment sont fabriqués les chaussures de sécurité

 

Les chaussures de sécurités (https://leschaussuresdesecurite.com) sont fabriquées avec un cuir qui a été préalablement tanné et imperméabilisé. On le passe alors au dérailleur de peau, une machine qui l’uniformise et dilate ses ports afin qu’il puisse subir de nouveaux traitements. Le cuir est en suite plongé dans un tambour rempli d’un mélange d’eau, de colorants et de produits de tannage.  Ce nouveau traitement s’effectue à des températures oscillant entre 32 et 60 degrés.  Le cuir est séché sous vide à 70 degrés pendant deux minutes puis suspendu durant 24 à 48 heures. Enfin, on l’étend sur une plaque de séchage sous vide et on l’égalise afin de le débarrasser de tous faux plis.

ETAPE 1: LE CUIR

La pièce de cuir peut faire près de 2 mètres carrés, 40 centimètres carrés sont nécessaires pour confectionner une chaussure.

Les différents éléments sont découpés à l’aide d’une presse. On découpe également la doublure intérieure de la chaussure composée de mousse et de fibres de polyester tissées. La machine à dérouler désépaissi les ports avant qu’ils ne soient cousu.  Enfin on indique leur taille sur chaque pièce du cuir et la chaussure peut désormais être assemblée.

On commence par coudre les deux côtés ensembles. Puis, c’est à l’avant d’être assemblé. Le surplus du cuir est progressivement éliminé.  Les œillets fait d’acier, de cuivre ou d’aluminium sont fixés.  Puis on place une forme à l’intérieur de la chaussure. Cette forme est destinée à faciliter la pause de la partie avant.

Avant de passer à l’étape suivante, on élimine les irrégularités à l’aide d’une cardeuse.

ETAPE 2: LA COQUE

Il est maintenant temps d’installer la coque en acier. On soulève le cuir afin de l’insérer et de la fixer. Le cuir est ensuite replié, l’arrière est cloué et les côtés collés au moyen d’une glue chaude.

L’avant de la chaussure est achevé. On peut ôter la forme.  C’est au tour de la semelle d’être fixée. Le cœur du talon est fait de bois et est protégé à l’intérieur de la semelle.

Pour fixer cette dernière  à l’arrière de la chaussure, on utilise une nouvelle machine. On appelle cela la vulcanisation. Elle est réalisée à une température de 165 degrés.

ETAPE 3: LE REVETEMENT

Désormais la semelle est solidement attachée.  On ponce les bords de la semelle afin d’éliminer toutes irrégularités.  On applique ensuite un enduit étanche. On dispose une semelle intérieure dans la chaussure. On place les lacets et les étiquettes.

Maintenant, ces chaussures de sécurités sont prêtes à être emballées.

La confection d’une paire de chaussure de sécurité nécessite 123 opérations différentes, emballage compris. Chaque pair requière 120 mètres de fils de nylon, de coton et de polyester et près d’un mètre carré de cuir.  Vos pieds méritent bien ça.

Ce qu’il faut savoir sur les chaussures de sécurité

Si vous vous faites tomber un marteau sur le pied il y a de fortes chances que vous vous en tiriez avec quelques orteils brisés. C’est une expérience que personne ne souhaite vivre.  C’est pour cette raison que les chaussures de sécurité ont été crées. Leur efficacité est une garantie de sécurité pour vos pieds, même sur les chantiers les plus difficiles.

 

La Composition

Nous allons nous intéresser surtout à ce qui caractérise les chaussures de sécurité.  Alors nous allons avoir une tige et une semelle classique. La tige peut être en cuir ou en nubuck pour les produits haute gamme, elle peut être aussi du synthétique mais ce qui va vraiment caractériser une chaussure de sécurité ce sont la coque ainsi que la semelle anti perforation.

La chaussure est donc composée de : Soufflet, tige, doublure, matelassage, embout de protection, semelle intercalaire, semelle d’usure, semelle anti perforatrice, talon et contrefort.

La semelle anti perforation c’est une petite plaque qui va permettre d’avoir une bonne résistance.  Et ensuite, vous avez la coque. Il existe deux types de coques,  des coques en composite et d’autres en acier. La différence entre les deux est le poids, majoritairement, la résistance va être la même, elle va être un peu meilleure avec une coque en composite.

 

Le Choix

Il y a les chaussures de sécurité hautes et les chaussures basses. La différence est tout simplement la mobilité et le maintien de la cheville. Choisissez les chaussures basses si vous êtes amené à beaucoup bouger ou beaucoup marcher et les chaussures hautes pour avoir un bon maintien de la cheville, c’est aussi simple que ça.

Une deuxième chose qui est importante, ça va être le marquage S1P ou le marquage S3.

La différence entre le marquage S1 et le marquage S3, ça va être la résistance de la chaussure à l’eau. C’est à dire que si vous travaillez à extérieur et que vous êtes amené à travailler en milieu humide, il vaut mieux opter pour une chaussure S3. Si vous travaillez par exemple en usine ou en milieu sec, lorsque vous travaillez dans les maisons  etc. Il vaut mieux choisir une chaussure S1P.

Il existe aussi beaucoup de marquage comme WRU, HRO pour les plus connus, HRO pour résistance à la chaleur, WRU pour pénétration et absorption d’eau etc.

 

Ci joint la liste complète des marquages pour bien faire son choix :

 

SB / S1 : Arrière fermé, propriétés antistatiques (A), capacité d’absorption d’énergie du talon (E) et résistance aux hydrocarbures (FO)

S2 : Comme S1 avec pénétration et absorption d’eau (WRU)

S3 : Comme S2 avec résistance à la perforation (P) et semelles à crampons.

 

A : Chaussure antistatiques

AN : Protection des malléoles

C : Chaussure conductrices

CI : Isolation du semelage contre la chaleur

CR : Résistance à la coupure

E : Capacité d’absorption d’énergie du talon

HI : Isolation du semelage contre la chaleur

M : Protection du métatarse

P : Résistance à la perforation

WR : Résistance à l’eau

WRU : Pénétration et absorption d’eau

FO : Résistance aux hydrocarbures

HRO : Résistance à la chaleur de la semelle (par contact direct)